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Le contexte physique

Le bassin versant du Viaur couvre 1561 km² soit autant que l'Aveyron au niveau du confluent des deux cours d'eau.

Le réseau hydrographique de surface de ce bassin versant est riche de petits cours d'eau créant un chevelu hydrographique qui couvre tout le bassin. Ce trait est caractéristique des écoulements sur un socle imperméable : l'eau ruisselle rapidement après les précipitations.

 

Le réseau hydrographique

Le réseau hydrographique du bassin versant s'organise autour de la rivière principale :

· Le Viaur (longueur 163 km )

 

Les principaux cours d'eau de l'amont vers l'aval sont :

· le Varayous en rive droite (longueur 11 km)

· le Vioulou en rive gauche (longueur 33,7 km dont 8.9 km correspondent à la retenue de Pareloup)

· la Nauze en rive droite (longueur 15.7 km)

· le Céor (longueur 49.2 km) et son affluent le Giffou (longueur 47.5 km) en rive gauche

· le Lieux du Viaur (ou Tieux) en rive droite (longueur 24.4 km)

· le Lézert (37.6 km) et ses affluents : Lieux de Villelongue (19.7km) et le Liort (18.4km) en rive droite

· le Jaoul (longueur 23.1 km) et son affluent le Vemhou (14.5 km) en rive droite

 

On recense ainsi dans le bassin du Viaur, 110 ruisseaux dont 98 de plus de 1,75 km représentant une longueur d'environ 550 km de rivière. Soit au total, un réseau hydrographique d'approximativement 970 km.

 
Inter actu

 

 

Principaux affluants du bassin

Principaux affluants du bassin

 

 

 

 

 

 

 

Un premier regroupement en 6 zones hydrographiques (unités principales) est proposé :

Sous bassins
Descriptif Superficie (km²)
Viaur 1 Bassin du Viaur de la source à la confluence avec le Vioulou  239,74
Viaur 2 En continuité du Viaur 1 jusqu’à la confluence avec le Lézert (incluse le bassin versant de la Nauze et du Lieux du Viaur)  334,44
Viaur 3 De la confluence avec le Lézert jusqu’à la confluence avec l’Aveyron (incluse le bassin versant du Jaoul et du Vernhou)  209,54
Vioulou Rive gauche du Viaur, comprend l’ensemble du bassin versant du Vioulou (incluant le Lac de Pareloup)  192,80
Céor - Griffou Rive gauche du Viaur ; comprend les bassins versants du Céor et du Giffou  362,22
Lézert Rive droite du Viaur, comprend le bassin versant du Lézert  222,61

 

La mise en oeure la directive cadre sur l'eau (DCE) s'appuie sur un découpe en en Masses d'Eau : le bassin versant du Viaur compte : 43 masses d'eau :

- 37 masses d'eau superficielles rivière

- 3 masses d'eau souterraines

- 3 masses d'eau plans d'eau

 

 

Code_Masse_d_Eau Nom
FRFR198 Le Lézert de sa source au confluent du Viaur
FRFR203 Le Viaur de sa source au réservoir de Pont-de-Salars
FRFR204 Le Viaur du réservoir de Pont-de-Salars au confluent du Céor
FRFR205 Le Céor de sa source au confluent du Viaur
FRFR206 Le Giffou de sa source au confluent du Céor
FRFR208 Le Viaur du confluent du Céor au confluent de l'Aveyron
FRFR370 Le Vioulou du lac de Pareloup au confluent du Viaur
FRFR371 Le Vioulou de sa source au lac de Pareloup
FRFR372 Le Fouquet de sa source au confluent du Giffou
FRFR375 Le Lieux de Villelongue de sa source au confluent du Lézert
FRFR376 Le Rayet de sa source au confluent du Viaur
FRFR378 Le Candour de sa source au confluent du Viaur
FRFRL11_1 Ruisseau de Bage
FRFRL74_1 Le Rieutord
FRFRL74_2 Ruisseau de Connes
FRFRR198_3 Ruisseau de Vayre
FRFRR198_4 L'Escudelle
FRFRR198_5 Le Liort
FRFRR203_3 Ruisseau de Varayrous
FRFRR203_4 Le Bouzou
FRFRR203_5 Ruisseau d'Estache
FRFRR204_1 Ruisseau de Cayrac
FRFRR204_3 Ruisseau de Cantarane
FRFRR204_4 Ruisseau de la Nauze
FRFRR204_6 Ruisseau de Congorbes
FRFRR205_2 Ruisseau de Clauzelles
FRFRR205_4 L'Hunargues
FRFRR205_5 Ruisseau du Lagast
FRFRR205_7 L'Hume
FRFRR205_8 Le Glandou
FRFRR206_2 La Durenque
FRFRR208_2 Le Lieux
FRFRR208_5 Ruisseau de Lizert
FRFRR371_1 Les Douzes
FRFRR372_1 Ruisseau de Connillou
FRFRR375_1 Ruisseau de Fréjalieu
FRFRR376_1 Le Vernhou
FR-FO-008 SOCLE BV AVEYRON SECTEUR HYDRO O5
FR-FO-059 CALCAIRES DES GRANDS CAUSSES BV AVEYRON
FR-FO-090 MOLASSE DU BASSIN DE L'AVEYRON
FRFL74 LAC DE PARELOUP
FRFL78 RESERVOIR DE PONT DE SALARS
FRFL11 LAC DE BAGE

 

 
Inter actu

Géologie

Hervé loupe

 

 

 

 

 

 

L'histoire géologique montre comment des roches anciennes datant du Précambrien au Cambrien (entre 650 et 500 millions d'années) ont pu être amenées à se trouver plissées, chauffées et pratiquement fondues avant de se retrouver empilées en copeaux tectoniques (nappes de charriage) au cours de la formation de la chaîne hercynienne (300 à 200 millions d'années). Dans cet ensemble, des sous zones géologiquement homogènes peuvent être identifiées en fonction de la lithologie (nature des roches).

Pendant que dans les contrées voisines (Quercy et Grands Causses) la mer accumulait des dépôts marins au Secondaire puis continentaux au Tertiaire (Albigeois), les paysages du Viaur se structuraient sur la base de ces reliefs hérités.

Trois surfaces d'aplanissement différentes ont été identifiées :

 

- au Nord Ouest et à l'Ouest on trouve une haute surface primaire directement héritée de l'histoire hercynienne

- à l'Est une surface datant du début du Secondaire

- au Sud une surface datant du Tertiaire


La haute surface court au nord entre Rieupeyroux et Barraqueville sous la forme d'une dorsale Est - Ouest, qui forme la limite avec le bassin versant de l'Aveyron. Cette dorsale est la bordure surélevée d'un compartiment basculé au Sud qui correspond à la lèvre méridionale de la faille limite du fossé Permien de Rodez (au Nord). Il en est de même pour la bordure occidentale du bassin qui coïncide avec la limite du massif de granite de Villefranche.

En ce qui concerne le Viaur moyen, des plaquages d'argile à graviers tertiaire définissent une surface emboîtée dans les hautes surfaces définies plus haut, surface largement ouverte sur le « Golfe tertiaire de l'Albigeois » au Sud et datant d'environ 50 millions d'années.

Enfin intervient l'incision généralisée du chevelu hydrographique qui atteint 250 m environ en un million d'années.

 
Inter actu

Exploitation du sous sol

Production d'énergie

 

Il est à noter qu'aucun prélèvement de granulats en lit mineur n'est effectué sur les cours d'eaux du bassin versant.

Cependant, trois carrières ont été recensées sur le bassin versant :

 

- Commune d'Arvieu : exploitation de carrières de roches métamorphiques ou magmatiques (volcaniques et plutoniques)

- Commune de Comps La Grandville : exploitation d'une carrière de roches métamorphiques ou magmatiques (volcaniques et plutoniques)

- Commune de Pont de Salars : exploitation d'une carrière d'Ardoises.

 

 
Inter actu

Géomorphologie

Le Lévezou et le Ségala se présentent sous la forme de deux plates-formes à l'aspect de pénéplaines arrondies et aux vallons peu profonds. En fait de nombreux cours d'eau ont modifié le paysage à l'ère tertiaire en creusant dans le gneiss et les micaschistes de profondes vallées encaissées.

On a ainsi des gorges avec des versants aux pentes très fortes, supérieures à 40 % et atteignant même 70% dans la partie aval du Viaur.

Le relief présente un aspect compartimenté où les cours d'eau serpentent en alternance dans de petits bassins alluviaux et dans de profondes vallées encaissées.

 

 
Inter actu

Climatologie

Climatologie

Climatologie

 

   

Généralités

Le Viaur est orienté d'Est en Ouest de Vezins de Lévezou à Bonnecombe ; il prend ensuite une orientation Sud puis contourne d'Est en Ouest la région naturelle du Ségala.

 

Les altitudes varient entre 400 et 800 m pour les parties occidentales et septentrionales du bassin et de 800 à 1200 m pour les parties orientales. Au relief vallonné de la région naturelle du Lévezou succèdent les plateaux allongés entaillés par de profondes vallées du Ségala.

 

Les conditions climatiques sont caractéristiques d'un climat à dominante océanique avec une influence montagnarde sur le Lévezou du fait de l'altitude :

 

La température moyenne est voisine de 12°C à l'Ouest (moyenne annuelle de 11,4°C à Quins) et s'abaisse en dessous de 9 °C à l'Est (moyenne annuelle de 8,8°C à Salles Curan). L'écart des températures et les risques de gelées sont croissants d'Ouest en Est.

Pluviométrie

A l'Est du bassin versant, sur toute la frange Nord, une crête sépare le bassin versant du Viaur et le bassin versant de l'Aveyron. Cette dorsale crée une barrière climatique et se trouve sensiblement plus arrosée que la partie Sud du bassin.

 

La géographie des précipitations, représenté sur la carte dressée par R. LAMBERT en 1984 fait apparaître un gradient marqué croissant d'Ouest en Est correspondant à l'effet de l'altitude et « promontoire » s'avançant vers l'Ouest, correspondant à la dorsale Rieupeyroux - Barraqueville (Les précipitations sont fortes, la moyenne annuelle est de 1000 à 1200 mm sur le Lévezou et 800 à 900 mm sur le Ségala).

 

Les bassins d'alimentation des cours d'eau les plus arrosés sont donc ceux du Viaur 1, du Vioulou et du haut Céor pour le Lévezou, et celui du Lézert pour le Ségala.

 

L'effet de barrière pluviométrique du Lévezou se traduit par un excédent pluviométrique du bassin versant au détriment du bassin du Tarn dans la région de Millau. C'est ainsi que le Viaur a une vocation naturelle à assurer le rôle de château d'eau.

 

Il faut noter la quasi absence de plaines alluviales dans la vallée rétrécie ainsi que la rareté des manteaux de colluvions sur les versants trop abrupts. Il n'y a en conséquence aucune « nappe d'accompagnement » qui cheminerait conjointement à la rivière sur le cours du Viaur.

 

Le bassin du Viaur est situé dans un domaine de roches de socle se trouvant pratiquement dépourvu de nappe phréatique. La seule ressource en eau souterraine provient de l'aquifère de fracturation qui stocke l'eau dans des réseaux de fissures et de zones broyées d'extension latérale relativement limitées.

 

Cette eau trouve des exutoires dans des sources dont la particularité remarquable est qu'elles se répartissent presque toutes en position altimétrique haute (la moyenne altimétrique des 80 sources captées recensées s'établit à 847 m).

 

Les surfaces « anciennes » des plateaux se trouvent accompagnées d'un aquifère de fracture significatif qui représente des ressources de peu d'intérêt en matière d'adduction d'eau, mais tout à fait susceptibles d'alimenter des fermes et de soulager les réseaux d'adduction.

 

En bilan global, le rôle capacitif de cet aquifère devient significatif au point de vue de l'alimentation de la rivière en période d'étiage. Il a été noté que les ressources correspondantes voient un tarissement rapide au niveau du haut Viaur en liaison avec la haute surface secondaire tandis que, à l'inverse, le cours de la rivière et de ses affluents est beaucoup mieux soutenu sur le moyen Viaur en liaison avec la surface d'aplanissement établie durant l'ère tertiaire. On attribue le maintien de cette réserve d'eau fissurale à la présence d'un manteau argilisé au niveau des plateaux.

 

Il apparaît ainsi que l'effet de château d'eau du Lévezou ainsi que le rôle régulateur attribué aux tourbières semble avoir été largement surestimé, tandis que le rôle de l'aquifère de fracturation a par contre été passé sous silence.

 

Le brutal enfoncement du réseau hydrographique naturel au Quaternaire a déconnecté la rivière des manteaux d'altération sur les plateaux et de l'aquifère de fracturation qui lui était associé. Aujourd'hui les relations ne peuvent plus s'effectuer que par l'intermédiaire des seules têtes des chevelus, dont l'entretien doit être assuré et la fonctionnalité préservée. Ce point devra rester présent à l'esprit des gestionnaires notamment en ce qui concerne le rôle des collinaires qui freinent la vidange de ces aquifères et le poids du captage des sources dans les bilans hydrologiques à l'étiage.

 

 
Inter actu
 
Contrat Rivière Viaur

SMBV Viaur - 10 cité du Paradis - 12800 NAUCELLE

tél. : 05.65.71.12.64 - fax : 05.65.71.10.98

sage.viaur@orange.fr - www.riviere-viaur.com