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La forêt sur le bassin versant du VIAUR

 

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Inter actu

Sur le bassin versant

  • 22% du territoire est couvert par de la forêt (feuillus, résineux, mixte et végétation arbustive) bien en deçà de la moyenne nationale de 30%.
  • On distingue 2 grandes régions forestières :

- Le Lévezou sur le tiers amont du bassin versant (partie Est)

- Le Sélaga sur les 2/3 aval (partie Ouest)

Quelques caractéristiques de ces régions forestières


Le Lévezou

Le Ségala
Altitude Entre 800 et 1156m

Entre 150 et 800m

(avec une majorité du relief entre 600 et 800m)

Relief - pente

Peu vallonné

Pentes : P<30% : 56% / P≥30% : 44%

Pentes ≥50% : 4%

Le Pays aux cent vallées

Pentes >30% : 92%

Pentes ≥50% : 55%

Forêt 13,42%, soit environ 6 480ha 25,64%, soit environ 27 560ha

 

Les Forêts publiques

Elles représentent moins de 1% des forêts du territoire, contre une moyenne nationale de 25%.

 

-Deux forêts domaniales :


Naucelle : Forêt de la Gamasse

- Trois forêts communales :

  • Durenque : 20 ha
  • Naucelle : Forêt de la Gamasse : 23 ha : parcours santé de 2 km 
  • Camjac : Maury : 37 ha


- Deux forêts sectionales :

  • Comps la Grandville : 30 ha
  • Trémouilles : Fréjamayoux : 21 ha

 

 

Répartition des peuplements :

Forêts publiques
Forêts Privées
Futaie de hêtres 31% Futaie de feuillus (dont chênes : 12,6% et hêtres : 2,2% ) 36,5%
Futaie de sapins-épicéas 22% Vieilles châtaigneraies et accrues (friches) 24,5%

Futaie de douglas

18,5% Taillis 15,5%

Les forêts privées gérées selon un document de gestion durable (PSG, RTG, CBPS) : accéder au document pdf

  • Le Lévezou : 31,5% de la forêt. La majorité des massifs gérés selon un PSG est boisé en résineux (douglas).
  • Le Ségala : 7% de la forêt

 

Sur le bassin versant : 88% de la forêt n’est pas dotées de plans de gestion durable.

 
Inter actu

Les bienfaits de la forêt sur la ressource en eau

  • Limite les écoulements superficiels (ruissellements) : la forêt peut ralentir et retenir jusqu’à 20% de l’écoulement des eaux.
  • Favorise l’infiltration : le système racinaire des arbres favorise les sols poreux et filtrants, il permet l’infiltration de l’eau à travers le sol
  • Recharge les nappes
  • Protège les sols (les sols forestiers sont les moins sensibles à l’érosion) : la forêt agit comme un frein à l’écoulement lors des épisodes pluvieux de forte intensité
 
Inter actu

Les risques liés à l'exploitation forestière

Notamment lors d’une gestion mal adaptée

  • Erosion, turbidité et dégradation du milieu : ornières, tassement des sols
  • Acidification des sols et de l’eau, eutrophisation des cours d’eau (teneur en nitrates : export des minéraux)
  • Pollution par les hydrocarbures : pollution de type accidentelle liée à une fuite

 

Erosion, turbidité et dégradation du milieu :

L’érosion des sols est influencée par divers facteurs dont : la nature du sol et son occupation, la topographie, le climat.

La sensibilité des sols à l’érosion augmente avec l’inclinaison de la pente, elle est favorisée sur des sols à structure particulaire et à texture sablo-limeuse. La mise à nu des sols accentue d’autant plus le phénomène d’érosion dans les zones déjà sensibles.

En particulier sur la partie Ségala, les pentes sont très prononcées : la moitié de la zone présente des pentes ≥50%.

Bien que la forêt ait un rôle protecteur vis-à vis des sols, certaines interventions ont un impact préjudiciable et favorise l’érosion, notamment :

  • L’exploitation sylvicole : débardage
  • La création de desserte
  • Le travail du sol avant plantation
  • La mise à nu des sols : coupes rases et défrichements

En outre, le passage d’engins forestiers et/ou agricoles, sur des terrains humides entraine la création d’ornières.

Lors d'épisodes pluvieux en particulier, l'eau va ruisseler. Les ornières (dans le sens de la pente) et les versants abrupts, sensibles à l'érosion vont favoriser le phénomène de lessivage. Massivement mobilisés, les matériaux sont entrainés en fond de vallée, pouvant alors créer des problèmes de turbidité et de colmatage dans les cours d'eau. La qualité de l'eau et des habitats aquatiques s'en trouvent alors dégradés.

Acidification du sol et des eaux :

L’acidification peut être favorisée par des facteurs forestiers :

  • Certains résineux (épicéas, pins…) : la décomposition lente des aiguilles favorise une litière acide
  • Des peuplements trop denses
  • L’export massif des rémanents, suite à l’exploitation forestière : le sol ne peut pas se recharger en éléments minéraux
  •  Les coupes rases et la mise à nu des sols : pics de nitrates, le retour à l’état initial nécessite entre 3 et 10ans.

Source : Fiquepron et al., 2012 ; www.foretpriveefrancaise.com/eau

 

Certains sols sont plus sensibles à l’acidification, notamment de par leur géologie. En effet, certaines roches sont plus acides, tels que les granites, orthogneiss, et certains schistes. Ces formations sont largement présentent sur le bassin versant.

De plus, l’exportation massive des rémanents suite à l’exploitation forestière peut aggraver la situation et empêcher le sol de se recharger en éléments minéraux. A noter que les jeunes tiges sont plus riches en éléments minéraux.

L’acidité des sols peut se transmettre à l’eau et augmente la mobilité de certains polluants (aluminium, plomb). Des forêts pour l’eau potable, Fiquepron, 2012, CNPF, IDF.

Le bassin versant présente dans l'ensemble des sols forestiers acides (pH<5,5 : humus de type dysmull et eumoder), les éléments minéraux sont donc facilement mobilisables.

Un point particulier doit être apporté quant à l'exploitation de la bande rivulaire (jusqu'à 10-20 m selon la pente). En effet, la suppression de la zone tampon vis à vis de l'azote et du phosphore peut modifier la teneur des cours d'eau pour ces molécules et potentiellement générer des phénomènes d'eutrophisation des cours d'eau.

La croissance des végétaux est favorisée, notamment les algues qui envahissent alors l’espace aquatique.

A la fin de leur cycle, les végétaux produisent de la matière organique dont la décomposition nécessite beaucoup d’oxygène. Si l’oxygène dissous vient à manquer, les poissons et invertébrés meurent d’asphyxie.

 
Inter actu

La réglementation :

  • Toute coupe d’un seul tenant non prévue dans un document de gestion est soumise à autorisation.
  • Les seuils, fixés par arrêtés préfectoraux, sont de 1ha pour les coupes rases dans les massifs de plus de 2ha sur le Lévezou, et de plus de 4ha pour le reste du bassin versant.
  • Art L9 du Code Forestier « …après toute coupe rases (…) le propriétaire du sol est tenu, en l’absence d’une régénération ou reconstitution naturelle satisfaisante de prendre, dans un délai de 5 ans (…), les mesures nécessaires au renouvellement de peuplements forestiers. »
  • Tout franchissement de cours d’eau doit faire l’objet d’une déclaration d’intention (même s’il existe un gué, une déclaration doit être faite pour son utilisation) à la DDT (Code de l’Environnement Art L214-3 et L432-3). En cas d’absence de réponse dans les 3 mois, l’autorisée est considérée comme refusée.
  • Tout pollution de cours d’eau est répréhensible, au titre des articles L211-4 et L432-2 « le fait de jeter, déverser ou laisser couler dans les eaux (…) directement ou indirectement des substances quelconques dont l’action ou les réactions ont détruit le poisson ou nui à sa nutrition, à sa reproduction ou à sa valeur alimentaire est puni de 2 ans d’emprisonnement et de 18 000€ d’amende» et L432-3 « le fait de détruire les frayères ou les zones de croissance ou d’alimentation de la faune piscicole est puni de 20 000€ d’amende (…). ».
  • L’écoulement d’huiles ou d’hydrocarbures dans les eaux est répréhensible à double titre : la pollution des écosystèmes aquatiques (Art. L432-2), et la dégradation de la qualité des eaux (Art. L432-3).
  • Selon l’article L215-14 du Code de l’Environnement, « ...le propriétaire riverain est tenu à un curage régulier pour rétablir le cours d’eau dans sa largeur et sa profondeur naturelles (…), à l’enlèvement des embâcles et débris flottants ou non, afin de maintenir l’écoulement naturel des eaux, d’assurer la bonne tenue des berges et de préserver la faune et la flore dans le respect du bon fonctionnement des écosystèmes aquatiques. Ainsi, le stockage des grumes dans les fossés est proscrit. Les rémanents d’exploitation, les houppiers se trouvant dans le lit d’un cours d’eau à la suite d’une exploitation peuvent conduire à une condamnation.
  • L’article L211-1 du Code de l’Environnement vise la « prévention des inondations et la préservation (…) des zones humides. La destruction de zones humides sans autorisation est susceptible de poursuites pénales.
 
Inter actu

Quelques pistes pour gérer sa forêt en respectant la ressource en eau

Afin de limiter les impacts de la gestion forestière et l’exploitation sylvicole sur l’eau et les sols, des recommandations peuvent être faites et des précautions prises.

La gestion forestière

Mener une gestion forestière dynamique

  • Limiter la densité des peuplements, en réalisant les travaux nécessaires (éclaircies, dépressage…).
  • Favoriser le mélange feuillu dans les peuplements résineux : meilleure résilience du peuplement suite à des attaques sanitaires, tempêtes, et limite le phénomène d’acidification.

 

Orienter ses peuplements en irrégulier

  • Réaliser sur des surfaces moindres, les travaux sylvicoles perturbent moins l’équilibre du milieu.
  • Maintenir un couvert forestier permanent assure une filtration constante.

 Choisir des essences adaptées aux stations forestières

  • Planter des essences adaptées limite les dégâts importants et les taux de mortalité, donc permet une meilleure rentabilité des peuplements et favorise la régénération naturelle.
  • Favoriser les essences rivulaires en bordures de cours d’eau qui ont un rôle épuratoire important (filtration des nutriments et dénitrification microbienne : peut limiter les problèmes d’acidification).

Favoriser la reconquête des boisements :

  • Favoriser l'infiltration au détriment du ruissellement, en particulier sur les sols en pentes, nus et sur les roches peu perméables afin de limiter l'érosion.

L’exploitation sylvicole

Adapter la desserte au terrain, positionner le tracé dans les zones les moins sensibles : éviter la traversée de zones mouilleuses, minimiser les décaissements, placer les aires de stockages hors des zones les plus sensible. Créer des pistes en pentes douces, alterner pentes/contre-pentes et créer un fossé en amont, un dévers en aval de la chaussée pour canaliser les ruissellements.


Source : Guide PAPI Thoré, 2008

Choisir le temps idéal pour réaliser les travaux et un maitre d’œuvre consciencieux : interrompre le chantier en cas de fortes pluies et reprendre les travaux lorsque le sol est ressuyé, choisir un conducteur expérimenté pour réaliser un travail de qualité. 

Réaliser un abattage directionnel pour réduire les distances de circulations des engins et diminuer les surfaces de sols altérées (modère les dégâts au cours d’eau, les perturbations du lit et le charriage des sédiments). Un abattage soigneux permet aussi de limiter les dégâts sur les semis et les arbres non prévus pour la dite coupe.

Schémas de principe de l’abattage directionnel et du débardage  des bois en bordure de cours d’eau

Source : Préconisations techniques pour l’exploitation et la conversion des peuplements forestiers allochtones en bordures de ruisseaux, ONF, 2006.

Recouvrir le sol de rémanents
(et/ou bois morts) durant l’exploitation pour limiter la création d’ornières, et les laisser pour recharger le sol en éléments minéraux par la dégradation de la matière.

Ne pas arracher les souches
. Les souches en place favorisent l’infiltration, et limitent la dégradation des sols.

Replanter rapidement ou favoriser la régénération naturelle. Eviter le travail mécanique lourd du sol avant la plantation.

Prévenir les risques de pollution par les hydrocarbures, utiliser des huiles biodégradables, entreposer les stocks et les engins hors des zones sensibles et s’équiper d’un kit d’urgence mobile en cas de fuite pour absorber au mieux les huiles et hydrocarbures. 

 

 

 

Eviter de franchir les cours d’eau, en cas de nécessité et après retour positif de la DDT, mettre en place des dispositifs adaptés au franchissement (pont en bois, gué enroché, tubes PEHD, pont de rondins, rampe métallique - Franchir un cours d’eau, ONF, 2009).
ONF_fiche_technique_eau.pdf


Proscrire les coupes rases sur de trop grandes superficies, et en pentes fortes, pour conserver le rôle protecteur du couvert forestier sur les sols

 
Inter actu
 
Contrat Rivière Viaur

SMBV Viaur - 10 cité du Paradis - 12800 NAUCELLE

tél. : 05.65.71.12.64 - fax : 05.65.71.10.98

sage.viaur@orange.fr - www.riviere-viaur.com