La partie aval du bassin Versant du Viaur
Des gorges sauvages : un trésor de nature
La découvrir ci-dessous

Vue du Ségala
Vallée en Ségala
Dans les vallées encaissées du Ségala la végétation subit une influence atlantique grâce à l'orientation Est Ouest qui constitue dans sa partie aval la limite Est du bassin Aquitain. Cette influence se traduit par la présence d'espèce végétale comme le Chêne pédonculé qui est ici une essence très abondante en fond de vallée ou dans le bocage du Ségala; et surtout par la présence des espèces comme le chêne tauzin et l'osmonde royale qui se trouvent ici en limite Est d'aire de répartition.
Il faut rajouter les faciès des châtaigniers toujours très
abondants dans la vallée, espèce qui a longtemps bénéficié de sa
culture par l'homme et où ses variétés sont encore nombreuses comme la
rousse ou marron de Laguépie, la micoural, la savoye ou la corne de
boeuf.
Les versants secs : Les influences méditerranéenne et subméditerranénne : L’influence méditerranéenne se fait sentir dans les secteurs abrités en versant sud, les affleurements rocheux avec notamment la présence de la filaire (”auder” dans la région) et l’érable de Montpellier. On trouve ces espèces dans les gorges de Planèze et de Flauzins, au château de Thuriès, sous Bar ou Lagarde Viaur.
L’influence subméditerranéenne est traduite par l’abondance du chêne pubescent très fréquent en versant sud ou près des affleurements rocheux dans la partie aval du Viaur.

Le Cerf d'europe
Le Cerf d’Europe (Cervus elaphus) Présence de quelques animaux plus ou moins erratiques sur la vallée du Viaur, entre Saint Just sur Viaur et Laguépie. Pour la saison de chasse 2003/2004, il a été attribué trois cerfs sur ce secteur du bassin versant du Viaur. Pour l’instant, il n’est pas envisagé de laisser se développer cette espèce.

Le sanglier
Le Sanglier (Sus Scrofa) Il a toujours été présent avec de grosses variations des effectifs au cours du siècle dernier et un nombre maximum d’animaux tués dans le années 90. Maintenant les lâchés sont interdits. En 2002, sur le bassin versant du Viaur, 300 animaux ont été tués.

Le Grand-duc d'europe
Le Grand-duc d’Europe : Oiseau sédentaire, il est présent sur la partie aval du Viaur. Il vit en falaises et se nourrit de mammifères (rats, hérissons, renards) et d’oiseaux (corvidés, canards, rapaces). Il pond deux à trois oeufs entre le mois de janvier et le mois de mars. Les jeunes prennent leur envol vers les mois d’avril et mai. (Espèce protégée au niveau national et européen.)

Le Faucon Pèlerin
Le Faucon Pèlerin : Animal le plus rapide au monde, avec des pointes à plus de 250 km/h en piqué. On le trouve en falaise et escarpements rocheux. Il est spécialisé dans la capture d’oiseaux en vol (pigeons, étourneaux, grives, corvidés...). La femelle dépose, dans une petite cuvette en falaise, 3 à 4 oeufs fin mars. Les jeunes s’envolent de fin mai à début juin. (Espèce présente toute l’année; elle est protégée par la loi, au niveau national et européen.)

Barbeau fluviatile
Barbeau fluviatile : Joli poisson aux flancs dorés et au corps cylindrique ; amateur des grands courants profonds des rivières.

Chevesne
Chevesne : Cyprin de rivière présent sur la zone aval et dans les lacs. Poisson aux belles écailles argentées appelé aussi “Cabot”.

Perche
Perche : Carnassier à la robe zébrée et aux belles nageoires orangées, présent dans les lacs et parfois dans la rivière.


Tourbière
Tourbière
Les hautes terres du Lévezou : une influence montagnarde importante Elle est dominée par la hêtraie ou les haies de houx. L’influence montagnarde se traduit aussi par la présence de la grande gentiane. Cette influence peut descendre vers l’aval avec les apports du Viaur et son encaissement qui entraîne des versants très humides. On y trouve souvent des lambeaux de landes qui occupent aujourd’hui de très faible superficies, essentiellement sur les hauteurs ventées du Lévezou où le gneiss affleure souvent. On y rencontre les bruyères, les fougères aigles ou l’arnica.
Les tourbières : des milieux très spécifiques : L’influence froide et humide des hautes terres du Lévezou trouve son optimum avec la présence des tourbières dans les dépressions planes ou les têtes de bassins, véritable formation relicte des périodes glaciaires. Elles jouent un rôle important dans la régulation des eaux et dans leur pureté. On y trouve des espèces rares comme la droséra, la narthécie ou la gentiane pneumonanthe. (Voir « Gestion des Zones humides »)

Le lièvre
Le Lièvre (Lepus europaeus) Le gibier roi du chasseur de petit gibier, avait connu dans les années 70/80 une forte chute de ses effectifs. Le lâché d’animaux d’élevage ou d’Europe centrale n’arrivant pas à faire remonter les populations. Le début des années 90 a vu la mise en place de groupements d’intérêt cynégétique (G.I.C.), accompagné d’un plan de chasse comme pour le Chevreuil. Ces efforts de gestion des chasseurs ce sont vus rapidement récompensés. L’espèce est maintenant bien présente sur l’ensemble du bassin Viaur. L’évolution de l’agriculture avec l’agrandissement des parcelles lui sont plutôt favorable.

Le Chevreuil
Le Chevreuil (Capreolus capreolus) Présent sur le bassin depuis le début des années 80, cette espèce a colonisé toute la région suite à sa réintroduction dans le département du Lot, le Nord Aveyron et les Monts de Lacaune (département du Tarn). Le plan de chasse (limitation du nombre d’animaux à tuer) rendu obligatoire dans les années 70 a permis l’expansion de l’espèce.
La une population est estimée cette année sur ce bassin à plus de 2000 chevreuils avant reproduction.

Le Cincle plongeur
Cincle plongeur : oiseau des eaux pures : Emblème de la vallée ; cet oiseau fidèle à son territoire est caractéristique des zones alternant les rapides et les calmes (rivières et torrents). Il plonge et peut rester immergé 3 à 10 secondes pour chercher sa nourriture composée d’insectes et de larves aquatiques des fonds de rivières.
Il construit un nid en mousse dans un trou de rocher ou de mur surplombant l’eau. Le femelle pond à deux reprises dans l’année (de la mi mars au mois de mai) au total 8 à 10 oeufs. (Espèce protégée au niveau national et européen.)

La Bergeronnette des ruisseaux
La Bergeronnette des ruisseaux : Elle affectionne les bords de cours d’eau rapide (rivières et torrents) et les lacs, avec des escarpements rocheux. Facile à reconnaître, elle a une silhouette trés élancée et un mouvement de queue de haut en bas (d’où son nom courant : Hoche-queue). Elle se nourrit d’insectes et de larves. La bergeronnette fait deux à trois pontes par an avec des portées de quatre à six jeunes. Les individus peuplant nos rivières sont sédentaires. (Espèce protégée par la loi, au niveau national et européen.)

La truite Fario
Truite Fario : Reine des eaux fraîches bien oxygénées, à la robe moucheté ; présente sur tout le bassin versant du Viaur, surtout sur les ruisseaux du Lévezou.

Le Brochet
Brochet : Carnassier “au bec de canard”, présent dans les lacs, mais aussi dans la partie aval du Viaur; rarement dans les rivières.

Sandre
Sandre : Carnassier issu d’Europe centrale qui affectionne les eaux profondes des lacs.
