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Typologie des zones humides du bassin versant du Viaur

Dans le cadre du SAGE Viaur un inventaire sur tout le bassin versant du Viaur a été réalisé. Il est aujourd'hui accessible à tous.

 

Pour bien comprendre les étapes de ce travail un blog a été créé :

http://zoneshumidesviaur.jimdo.com/

 

 Vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x257oe3_adasea-d-oc-inventaire-des-zones-humides_news

Les tourbières

 

Milieux très particuliers, dont l’édification peut prendre des millénaires, les tourbières sont les témoins du passé et portent en elles l’austérité des premiers âges. La formation des tourbières intervient en présence de plusieurs facteurs. En premier lieu, la saturation du sol en eau de manière quasi-permanente est la condition indispensable. De celle-ci va découler une absence d’oxygène dans le sol, qui, souvent conjuguée à son acidité et à un climat rude,  va considérablement réduire l’activité des bactéries, champignons et des petits invertébrés habituellement en charge de la décomposition de la matière organique. Ainsi, il va en résulter une accumulation de matière organique peu ou pas décomposée qui va donner, année après année, patiemment et silencieusement, naissance à la tourbe. De ces conditions si particulières va découler la présence d’une flore elle-même très spécialisée.

Difficile de parler des tourbières sans évoquer les sphaignes, compagnes discrètes et inlassables, véritables « bâtisseuses » des tourbières. Les sphaignes constituent un genre unique de mousses comprenant environ 35 espèces en France. Présentant un développement très original, elles jouent un grand rôle dans la formation des tourbières, que l’on appelle alors sans surprise, tourbières à sphaignes. Seule la partie haute, en surface, est vivante ; ainsi, elles s’accroissent par le sommet alors que leur base se meurt, sans pouvoir se décomposer. Au fil du temps, la matière va se tasser et participer à la formation de la tourbe.

Vivre au milieu des sphaignes signifie donc d’être en mesure de faire face au froid, à l’acidité et à la présence d’eau en excès. Par ailleurs, les éléments minéraux, considérés comme indispensables à la croissance des plantes par nombre d’agronomes, sont très rares dans les tourbières… une tolérance à la frugalité est donc également de mise !

Pour illustrer l’étonnante capacité d’adaptation de la nature, on parle souvent de la Drosera, mise en valeur par les naturalistes aussi bien que par son nom populaire de rossolis, la « rosée du Soleil ». Pour pallier à la carence du milieu en azote, cette petite plante a opté pour la carnivorosité : n’y voyez aucun danger pour le randonneur imprudent, car celle-ci se contente de sécréter un mucilage collant dans lequel les insectes vont être piégées, avant d’être digérées par des enzymes. D’autres plantes ont quant à elles préféré s’adapter à l’engorgement du milieu. Ainsi le Trèfle d’eau (appelé ainsi en raison de la forme de sa feuille), ou encore certaines laîches, fonctionnent à l’image d’un tuba : c’est leur tige qui va amener l’oxygène aux racines au moyens de cavités, appelées « lacunes aérifères ».

Vous l’aurez compris, la vie dans les tourbières résulte d’une adaptation, d’une spécialisation, répondant aux conditions drastiques imposées par ces milieux. C’est également pour cette raison que la plupart des plantes typiques des tourbières ne trouvent nulle part ailleurs de refuge !

 
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Les prairies humides

Les prairies humides sont, par définition, des milieux ouverts, accueillant une végétation principalement herbacée. En générale, celle-ci naissent dans les fonds de vallées, en contexte assez plat ou à la faveur d’une rupture de pente. Bien évidemment, l’eau n’est jamais loin, et on les rencontrera très souvent en compagnie d’un petit cours d’eau ou de sources disséminées dans la parcelle. Le caractère prairial est dans la plupart des cas le résultat du maintien d’une agriculture traditionnelle, souvent extensive, avec des parcelles destinées au pâturage du bétail. Les prairies se maintiennent rarement de manière spontanée, et sont, dans la plupart des cas, tributaires de la gestion agropastorale qui en est faite.

De par leur nature, intimement liée à la main de l’homme, la gestion des prairies humides repose sur un équilibre délicat. Par exemple, un chargement en bétail trop important, ou l’apport d’amendement, va favoriser les végétations préférant les sols riches (on parle alors de prairies humides eutrophes), assez courantes et peu diversifiées. A l’inverse, la déprise agricole voire l’abandon va rapidement conduire à l’installation de formations à hautes herbes comme les roselières ou les mégaphorbaies sur des sols riches, ou des molinaies sur des sols plus pauvres, pour aboutir à des formations arbustives.

Par ailleurs, il est à noter que les prairies humides oligotrophes, c’est-à-dire pauvre en éléments nutritifs, sont actuellement en forte en raréfaction. En effet, pour se maintenir, celle-ci doivent être gérées de manière extensive et sans aucun apport de nutriments ; souvent peu productives, elles souffrent de déprise ou sont au contraire converties en prairies artificielles ou mises en culture. Pourtant, c’est au cœur de ces prairies que l’on trouve la plus grande richesse en termes de biodiversité.

La composition de ces prairies va également dépendre de facteurs naturels, notamment leur position topographique ; en effet, les parties les plus basses recevront des apports en eau fréquents, que ce soit en raison du débordement du cours d’eau voisin ou de la proximité de l’eau souterraine. A l’inverse, les parties les plus hautes connaîtront un engorgement plus limité dans le temps, et par conséquent abriteront une flore différente… mais tout aussi intéressante !

La composition de ces milieux est donc très variable. Celles-ci peuvent constituer de véritables joyaux d’un point de vue naturaliste, ou à l’inverse présenter une flore banale et peu diversifiée.

 
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Les Roselieres et Cariçaies

Véritables jungles locales, les roselières et les grandes cariçaies sont des végétations de « hautes herbes », souvent très denses et difficilement accessibles. Leur physionomie se caractérise par la présence d’une ou deux espèces dominantes, rarement plus. Elles se trouvent autour des plans d’eau, ou dans tout autre endroit présentant des caractéristiques proches : inondation hivernale et battement de nappe en été.

Les roselières sont le lieu de prédilection des hélophytes, c’est-à-dire des plantes qui poussent « les pieds dans l’eau », et dont les racines ou rhizomes sont enfouies dans la vase.

Les grandes cariçaies s’installent plutôt sur des sols plus organiques et moins longtemps inondés dans l’année, mais affectionnent également les rives des étangs. Parmi ces formations se trouvent essentiellement des laîches, du genre botanique Carex… d’où le nom de « cariçaie ».

A l’approche de ce type de zone humide, le sol vous fait défaut et la végétation complique toute progression, à en croire que le visiteur n’est pas le bienvenu… détrompez-vous ! Ces milieux constituent un haut lieu d’accueil pour nombre d’animaux. A ce titre, si d’un point du vue floristique, ces milieux sont rarement d’une très grande diversité, elles raviront sans nul doute l’ornithologue. En effet, de nombreuses espèces d’oiseaux, souvent rares et menacées, profitent de la tranquillité et de la protection offerte par la végétation pour y élire domicile.

 
Inter actu
 
Contrat Rivière Viaur

SMBV Viaur - 10 cité du Paradis - 12800 NAUCELLE

tél. : 05.65.71.12.64 - fax : 05.65.71.10.98

sage.viaur@orange.fr - www.riviere-viaur.com