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Les ouvrages hydroélectriques

Les barrages peuvent agir sur la qualité des eaux du réseau hydrographique. Les impacts sont très liés au niveau trophique et aux caractéristiques du site, notamment la profondeur de la prise d'eau pour la restitution des débits réservés. 

En usage "normal"

En aval des retenues, les eaux sont restituées par vannes de fond. Durant la période de stratification, la restitution par vanne de fond à partir d'un réservoir où la charge organique et azotée est élevée, augmente les risques de faibles taux d'oxygène dissous et de valeurs élevées en azote ammoniacal en aval. Ces risques sont plus élevés pour Pont de Salars et Thuriès que pour Pareloup.



Notons que ces prises d'eau en profondeur sont malgré tout préférables à des prises en surface surtout pour les écosystèmes salmonicoles (températures estivales élevées, pollution organique différée liée à la charge en phytoplancton à certaines époques).

 

Les valeurs des débits réservés en aval de Pont de Salars et Pareloup ne permettent pas d'assurer un écoulement correct des matières en suspension décantables, même de faible dimension granulométrique. Il en résulte une pollution physico-chimique et mécanique indirecte. Le dépôt des matières en suspension, vecteur essentiel de pollution organique et en nutriments est favorisé en premier lieu dans les pools et leurs abords mais s'étend aussi dans les secteurs les plus courants où la pente reste réduite.

 

La réduction des débits joue également un rôle de facteur aggravant au regard de la pollution : sensibilité accrue à la pollution organique par moindre dilution des effluents plus ou moins épurés et limitation de la capacité d'auto épuration du cours d'eau (colmatage des fonds et diminution de la disponibilité en oxygène par ralentissement des vitesses d'écoulement).

 

 
Inter actu

Lors des vidanges

Barrage de thuriès

Barrage de thuriès

 

Les vidanges des retenues de Pareloup sur le Vioulou, de Bage sur le ru de même nom, et de Pont de Salars sur le Viaur ont été respectivement effectuées en 1993,1994 et 1995. Le Viaur a donc subi trois vidanges successives dont les effets sont de plusieurs types et se font ressentir à plus ou moins long terme.

 

Une forte dégradation de la qualité physico-chimique des eaux limitée dans le temps à la durée de ces opérations, soit quelques jours a été observée.

 

L'analyse du suivi de la qualité des eaux durant la vidange de Pareloup en juin 1993 par l'université Paul Sabatier de Toulouse montre une dégradation de la qualité des eaux du Viaur, dégradation moindre de l'amont vers l'aval en liaison avec des phénomènes de dilution, d'autoépuration et de sédimentation. Deux types d'impacts, décalés dans le temps, ont été observés : dans un premier temps une pollution dissoute azotée, suivie d'une pollution organique et phosphorée d'origine particulaire.

 

Une dégradation beaucoup plus faible de la qualité physico chimique des eaux mais qui perturbe plusieurs mois après la ou les vidanges en liaison avec l'importance des matières déposées sur les sites exposés (distance par rapport au réservoir, capacité hydraulique du cours d'eau) est également relevée.

 

Lors de la vidange de Pareloup, la fraction la plus fine des sédiments, celle présentant des capacités d'adsorption des polluants les plus grands, a rejoint le Viaur. Les sédiments les plus grossiers se sont principalement déposés dans le Vioulou.

 

On peut noter aussi une dégradation de la qualité biologique et des capacités d'autoépuration dans les secteurs faiblement pentus, dégradation pérennisée par la faible capacité d'autocurage du cours d'eau (valeurs des débits réservés sur le Viaur et le Vioulou). Les vidanges ont augmenté les dépôts sur les sites les plus exposés. Les particules fines modifient la composition du substrat et des berges qui assurent la filtration des eaux de surface (limitation du sous écoulement).

 

La température estivale des eaux, l'azote ammoniacal et les matières oxydables sont les principaux paramètres déclassant la qualité des eaux des principaux cours d'eau du bassin du Viaur.

 

Concernant le barrage de Thuriès situé sur le cours aval du Viaur, le « règlement d'eau » a été revu en 2001.

Les modifications apportées à la gestion de ce barrage (gestion par éclusées) portent sur :

 

  • La valeur du débit réservé anciennement 420l/s porté à 1720 l/s soit 1/10 du module.
  • Modalité de restitution du débit réservé : la restitution peut se faire soit par le déversoir (si la retenue est pleine), soit par un dispositif situé dans le déversoir en rive droite ou encore par le siphon. Le gestionnaire pourra utiliser ces diverses solutions pour éviter de rendre une eau colorée (couches profondes chargées en fer) et / ou une eau trop chaude pénalisant la vie aquatique.
  • Le volume utile de la retenue pour le soutien d'étiage est fixé à 1,1 million de m3.
 
Inter actu
 
Contrat Rivière Viaur

SMBV Viaur - 10 cité du Paradis - 12800 NAUCELLE

tél. : 05.65.71.12.64 - fax : 05.65.71.10.98

sage.viaur@orange.fr - www.riviere-viaur.com