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Comment est évaluée la qualité des cours d'eau ?

 

Evolution des systèmes d'évaluation :

Différents outils d’évaluation de la qualité des cours d’eau se sont succédés depuis les années 70, et ce pour les différents éléments de qualité qui ont été suivis dans le cadre des réseaux de mesure :
- la qualité physico-chimique évaluée selon la grille d’évaluation de 1971 puis  selon le système d’évaluation de la qualité des eaux (SEQ-eau) ;
- la qualité biologique évaluée grâce aux indices sur les diatomées (Indice Biologique Diatomées), les macro-invertébrés (Indice Biologique Global Normalisé) et les poissons (Indice Poissons Rivière) ;
- la qualité hydromorphologique des cours d’eau évaluée selon le Système
d’Evaluation de la Qualité physique (SEQ-physique).

 

La Directive Cadre sur l’Eau a introduit la notion d’évaluation de « l’état » des eaux, à distinguer de l’évaluation de la « qualité » des eaux.

Dans ce cadre des évaluations de l’état des eaux sont réalisées régulièrement par les agences et offices de l'Eau. La dernière a été menée lors de la révision de l’état des lieux 2013, à l’aide des données issues du programme de surveillance.

L’état d’une masse d’eau de surface s’apprécie sur deux aspects :
•    état écologique : sur 6 classes, de « très bon » à « mauvais » ou « indéterminé » ;
•    état chimique : sur 3 classes, « bon », « mauvais » ou « indéterminé ».

Le bon état écologique prend en compte la qualité de l’ensemble des compartiments écologiques : eau, faune, flore, habitat. Pour les masses d’eau artificielles ou fortement modifiées, on parle de bon potentiel. Les valeurs de référence sont dans ce cas moins exigeantes. L’état chimique est quant à lui évalué en fonction des concentrations mesurées sur une sélection de substances identifiées (métaux, pesticides etc.). Elles ne doivent pas dépasser les « normes de qualité environnementales ».
Un niveau de confiance, de faible à élevé, est associé à l’évaluation de l’état écologique en fonction de la disponibilité des données et de leur cohérence.

Selon l'état des lieux 2013, 43,5 % des masses d'eau de surfaces sont en bon ou très bon état (ou potentiel) écologique. Ce bon état écologique requiert une bonne qualité de l’eau et un bon fonctionnement des milieux aquatiques. L’état est globalement stable par rapport à l’évaluation précédente de 2010 mais le niveau de confiance associé s’est considérablement amélioré.

48,2 % des masses d’eau de surface sont en bon état chimique. Mais une forte proportion de masses d’eau reste en état indéterminé, tant les techniques d’analyses de micropolluants sont complexes et les teneurs en jeu parfois infimes.

 

 
Inter actu

Le réseau de suivi de la qualité des eaux

Avant le lancement des contrats de rivière, un seul point de suivi RNB existait (point situé à Lagarde Viaur, à la sortie du bassin versant).

Progressivement et avec l’appui de partenaires techniques un suivi régulier et complet de la qualité physicochimique, biologique, bactérienne et écologique s’est mis en place.

Grace à cette volonté d’acquisition de connaissances, aujourd’hui, de nombreuses données sont disponibles :

  • Données physicochimiques : 29 points de suivi avec un recul à minima de 5 années
  • Données piscicoles : de 2008 à 2012, 50 stations ont été échantillonnées (dont 25 sur le bassin du Lézert et 9 sur le bassin du Giffou) ; 2 stations du Réseau Hydro Piscicole sont intégrées dans le réseau contrôle et surveillance lié à la DCE : le Viaur à Ségur et à Montirat. Sur ces 50 stations, 82 opérations ont été réalisées de 2008 à 2012.
  • 14 stations de suivi IBGN : 29 analyses sur la période 2008-2012
  • Indice Biologique Macrophytique en Rivière (IBMR) : 3 stations de suivi – 6 analyses sur 2008-2012
  • Indices Diatomiques : 17 stations – 45 analyses sur 2008-2012
  • 21 sites de baignade : données bactériologiques sur 5 années à minima et réalisation de 21 profils de baignade en 2012 (15 sur les lacs du Lévezou et 6 en rivière)

Ce réseau, défini collégialement, comprend non seulement les points suivis par l’Agence de l’Eau, les départements, certains partenaires comme la FDAAPPMA de l’Aveyron mais aussi par le Syndicat Mixte du Bassin Versant du Viaur.

 
Inter actu

 Quels sont les indicateurs utilisés ?

L’évaluation de la qualité de l’eau comprend trois grands indicateurs :

- la physicochimie de l’eau  : se préoccuper de la physicochimie de l’eau, c’est s’intéresser :
- aux matières oxydables et organiques
- aux nitrates et aux phosphores
- et à la présence de métaux.

- les caractéristiques physiques : on entend par "milieu physique" l’ensemble des éléments constituant la structure physique du cours d’eau. Le lit mineur (chenal d’écoulement en basses eaux), le lit majeur (zone d’expansion des crues), les berges, les conditions d’écoulement des eaux sont autant de facteurs essentiels pour le bon fonctionnement de la rivière, ses relations avec les nappes souterraines, sa capacité à assimiler les pollutions, à héberger une faune et une flore diversifiées. L’intervention humaine peut conduire à remettre en cause l’équilibre naturel de la rivière.

- les communautés biologiques : les diatomées, les  invertébrés, les poissons et les oiseaux sont quatre types d’organismes qui peuvent servir d’indicateurs de l’état de la qualité biologique des cours d’eau.
Influencés par la qualité de l’eau et/ou celle du milieu physique, les peuplements des rivières font apparaître les déséquilibres dont souffrent encore nombre de cours d’eau du bassin. Certains sont sensibles à la qualité de l’eau, d’autres à la présence d’habitats aquatiques très spécifiques (végétation pour s’accrocher, cailloux pour se protéger, etc.), d’autres encore à la qualité globale du milieu (état des berges, de la végétation, caractéristiques des débits, etc.).

 
Inter actu
 
Contrat Rivière Viaur

SMBV Viaur - 10 cité du Paradis - 12800 NAUCELLE

tél. : 05.65.71.12.64 - fax : 05.6571.10.98

karine.lacam@wanadoo.fr - www.riviere-viaur.com